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PASSER DU VIVANT AU METAL ?

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PASSER DU VIVANT AU METAL ?

La technique de la cire perdue est une de mes techniques de prédilection. C’est un procédé dans lequel le métal en fusion vient remplacer, en le faisant fondre, un modèle en cire placé dans un moule. Cette méthode est connue au moins depuis le IVe millénaire av. J.C. en bijouterie et elle est passionnante. L’avantage de cette technique est de couler des pièces complexes d’un seul tenant (sans soudure) avec une grande précision dans les détails.

En me laissant inspirer par les formes végétales de la vigne, j’ai donc matérialisé mon projet sur papier puis attaqué un morceau de cire encore brut pour y créer le volume de la forme voulue. Mon cerveau a mis du temps pour retrouver la mécanique du passage de la 2 à la 3D que j’avais déjà expérimentée durant mes études d’art plastique. Il faut bien anticiper les coups de gouge pour enlever la matière petit à petit et ainsi faire apparaître les formes souhaitées. Une fois le modèle terminé soit on apporte la cire sculptée chez un fondeur, soit on s’équipe soi-même dans son atelier mais le coût est élevé. Mon objectif est de pouvoir réaliser mes pièces en cire perdue de façon autonome un jour mais pour l’instant j’ai recours au matériel d’un prestataire qui me permet de réaliser mes pièces

Vous pouvez suivre les différentes étapes sur les photos et visualiser l’équipement nécessaire. Après avoir réalisé la maquette il faut un moule en caoutchoux, puis injecter de la cire liquide sous pression dans le moule. Pour le montage, les cires sont ensuite disposées autour d’une tige chauffée,  pour former un arbre de coulé. L’arbre en cire est placé dans un cylindre de métal rempli d’un mélange plâtreux puis placé dans un four pour être cuit. L’arbre en cire va y fondre et s’écouler pour ne laisser que l’empreinte en creux des objets. Placé à l’envers, le métal en fusion est coulé dans le cylindre et le métal occupera exactement la place de la cire. Pour finir, on plonge le cylindre brûlant dans de l’eau froide pour que le plâtre se désagrège et que l’on puisse récupérer l’arbre en métal, et on passe à l’ébarbage pour enlever les tiges de coulées.

Couler des vrilles de vignes déjà lignifiées, aux contours souvent rugueux, m’a permis de créer une bague dont la finition est volontairement brute, rappelant les aspérités des sarments, mais aussi la force déployée par une vrille pour hisser la plante vers la lumière. Et aussi un collier associant la matière brute d’une partie de sarment et d’une vrille cueillie dans ma parcelle de pinot noir à une vrille coulée. Les deux pièces sont en argent massif 925

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